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"C'est un cri d'amour"

Née en 1954 de parents d’origine flamande, Lydie Arickx est peintre et sculpteur. Elle a étudié et exposé à Paris dans les années 1980, puis s’est installée dans les Landes où elle travaille sur de grands formats, des fresques et sculptures monumentales qui peuvent être vues sur différents sites en France. Un jour, brutalement, elle perd l’équilibre, consulte dans les hôpitaux, apprend qu’elle doit se faire enlever une tumeur mal placée dans le cerveau, près de l’oreille. Ce texte poignant raconte le peurs, sensations et espoirs que l’on éprouve en pareille situation. C’est un cri d’amour pour son mari, ses fils toujours présents, tout proches. Le cauchemar finit plutôt bien pour elle, il lui a permis de découvrir une autre manière de s’exprimer, un autre art : l’écriture. Une langue travaillée, parfois poétique, ainsi que quelques petits dessins en bas de page font de ce livre un joli témoignage et une thérapie… travail d’artiste, visuel, ressenti.-

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"Ce livre qui s’adresse à l’intelligence et au cœur va à l’essentiel."

Années soixante-dix. Raphaëlla, sept ans, suit de cirque en cirque une mère trapéziste, acharnée à partir, toujours partir ailleurs, sans racines, mais pas sans amants. Après l’Italie, pays bien-aimé, elles parcourent la Turquie puis des pays sous domination soviétique : Arménie, Azerbaïdjan… au gré des départs précipités de la voltigeuse pour quelques jours, quelques mois ou quelques années. La cohabitation est de plus en plus difficile, parfois violente. En Géorgie, enfin, Raphaëlla devient indépendante grâce à Ivanna professeur de danse passionnée, qui va l’aider à devenir une adulte libérée.

Justine Bo a vingt-cinq ans. Son deuxième roman s’interroge sur les repères nécessaires à la construction de soi. On suit l’évolution de la fillette solitaire et son chemin au gré des aléas et du bon vouloir de cette mère dure et égoïste qu’elle vénère et déteste à la fois. La narratrice s’adresse constamment à elle, dressant des constats pour essayer de la comprendre. Le langage parlé se mêle alors habilement à des réflexions approfondies. L’écriture fiévreuse, aux métaphores originales, épouse intimement ses émotions et ses sentiments… L’héroïne ira jusqu’au bout pour vaincre ses « griffures invisibles ». Ce livre qui s’adresse à l’intelligence et au cœur va à l’essentiel.

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"Passionnant ouvrage sur l’écriture"

Raymond Carver est considéré comme l’un des plus grands poètes et nouvellistes du XXème siècle (Qu’est-ce que vous voulez voir ?, NB juillet 2000). Ces entretiens ont eu lieu de 1982 à 1988, date de sa mort. Il y rapporte son enfance pauvre, son mariage et les deux enfants qu’il eut avant ses vingt ans, son alcoolisme. Très tôt, il éprouve un besoin irrépressible d’écriture auquel il cède avec passion, influencé par ses modèles : Tchékhov, Hemingway et Flaubert.

Dans ces entretiens, Carver relate non seulement sa vie, mais aussi la jubilation que lui procure l’écriture. Il raconte sa propre expérience : des personnages démunis, vides, atrocement ordinaires, une Amérique sombre. Ses poèmes sortent à flot. Pour les nouvelles, il explique que sa première phrase est fondamentale : « Une image s’impose et la structure suit émotionnellement », « Je n’ai ni but, ni plan, j’écris, c’est tout ». Bourreau de travail, il insiste sur la nécessité de reprendre son texte encore et encore. Passionnant ouvrage sur l’écriture, le besoin d’écrire, la fabrication d’une nouvelle, venant d’un homme doux et humble. Un bel hommage à celui qui a considérablement marqué la fiction américaine : « Poète, Nouvelliste, Essayiste », telle est son épitaphe.

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